27 octobre 2013 Expos temporaires

Roy Lichtenstein, plus qu’un peintre pop

Derniers jours ! Le Centre Pompidou consacre une rétrospective à Roy Lichtenstein, aujourd’hui considéré comme l’une des « stars » du mouvement pop autant que comme un grand maître de la peinture américaine.

Roy Lichtenstein
Rétrospective

Centre Pompidou, Paris
Du 3 juillet au 4 novembre 2013

Crying Girl, 1964 © Roy Lichtenstein

À travers une sélection de cent-vingt quatre tableaux, sculptures et estampes qui éclairent le parcours de Roy Lichtenstein d’une façon inédite, l’exposition dévoile l’ampleur, parfois surprenante, d’un artiste qui fut, dès l’origine, plus qu’un peintre pop : un expérimentateur de matériaux, un inventeur d’icônes, un amateur érudit de la peinture moderne.

La rétrospective parisienne montre l’incroyable inventivité technique de Lichtenstein à travers un corpus inédit de sculptures, de gravures, d’émaux, de céramiques… Ces expérimentations plastiques, aspect méconnu de son travail, témoignent d’une recherche qu’il mena tout au long de sa carrière.

Pour en savoir plus sur l’exposition, cliquez ici !

Oh Jeff I Love You Too But, 1964 © Roy Lichtenstein

Oh Jeff I Love You Too But, 1964 © Roy Lichtenstein

Voici une petite sélection des peintures que j’aime particulièrement de Lichtenstein, un thème vu et revu qui ne reflète pas l’étendue du travail de l’artiste, mais qui m’attire par-dessus tout : cette série de portraits de femmes stéréotypées, éplorées, interrogatives ou boudeuses, en proie aux affres de l’amour, dans l’attente, l’incompréhension, le rejet ou la douleur face au comportement de l’homme le plus souvent absent de l’image ; l’ellipse rend la scène énigmatique à la manière d’une devinette : quel drame de l’intime serait en train de se jouer devant nos yeux ? Reflet du tournant des mentalités de l’Amérique dans les années 60, peinture de la crise du modèle conjugal traditionnel, simple exercice de style dans la veine de l’affichette commerciale ou de la bande dessinée, mais encore regard ironique porté sur la naïveté de la femme de classe moyenne, scepticisme quant à l’idée de l’amour idéal, ou tout simplement fascination du peintre devenu chantre de ces dames inconsolables… Quelle aura été la raison l’incitant à un tel leitmotiv ?

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