9 avril 2014 Danse

MONO

Mettre en mouvements une pièce radiophonique, donner à voir une œuvre initialement conçue pour être seulement écoutée : voilà un projet étonnant. Depuis son enfance, le chorégraphe suisse Thomas Hauert est fasciné par ces programmes qui, par l’écoute, nous font accéder à des mondes sans images et favorisent notre imagination.

Chorégraphie de Thomas Hauert
Conception musicale de Fredy Vallejos

Au Centre Pompidou, Paris
Du 9 au 11 avril 2014

Avec les danseurs de la compagnie ZOO

MONO

Les danseurs de MONO portent l’altiste en train de jouer

Pour sa nouvelle création, Thomas Hauert s’entoure du compositeur Fredy Vallejos rencontré à l’Ircam lors de l’académie ManiFeste-2012, de l’altiste Noémie Bialobroda, et de sept danseurs de sa compagnie.

Ensemble, ils inventent une pièce polyphonique et abstraite. Sons et mouvements sont déployés pour dessiner un nuage de sensations susceptible de court-circuiter nos raisons pensantes et de stimuler nos corps par immersion et empathie.

Le son de l’alto fait danser les corps sur scène comme il invite le spectateur à l’imagination ; le dialogue entre la composition musicale et les improvisations chorégraphiques dégage un haut degré d’interaction qui semble inclure le public dans le processus de création.

Le chorégraphe, artisan de subtiles alchimies entre improvisation et composition, nous invite à apprivoiser la volatilité de nos consciences. En tâchant de nous extraire du langage, de la pensée linéaire et du véhicule de nos représentations, Thomas Hauert nous invite avec sa pièce à nous familiariser avec la complexité de nos consciences subjectives et à l’accepter.

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