6 juillet 2014 Exposition

« Moi, Auguste, empereur de Rome »

Certains, pour ne pas dire beaucoup, ont détesté leurs cours de latin. Moi, je les ai adorés. C’est d’ailleurs pour cela que j’en ai fait pendant… 8 ans. Eh oui ! Récemment, je constatais avec regret qu’il ne me restait pas grand-chose de ces studieuses années. L’exposition sur l’empereur Auguste au Grand Palais venait donc à point nommé : j’ai sauté sur l’occasion pour tout réviser.

Moi, Auguste, empereur de Rome
Exposition

Du 19 mars au 13 juillet 2014
Au Grand Palais, Paris

Exposition organisée par la RMN – GP et le musée du Louvre, Paris, avec l’Azienda Speciale Palaexpo – Scuderie del Quirinale et les musées du Capitole, Rome. 

L’année 2014 marque le bimillénaire du décès du premier empereur de Rome, Auguste, mort à l’âge de 75 ans, en l’an 14 après J.-C. Il est célèbre pour avoir été l’unificateur du monde romain, c’est-à-dire de tout le bassin méditerranéen. L’ambition de cette exposition est d’être la plus grande jamais consacrée à l’empereur Auguste et la première dédiée à la Rome antique au Grand Palais.

Trois bonnes raisons d’y aller :

1) L’occasion de réviser ses classiques

  • Né en -63, Auguste, de son vrai prénom Octave, est le petit-neveu de Jules César, dont il devient l’héritier à l’âge de 19 ans, lorsque celui-ci l’adopte.
  • On se rappelle des 2 triumvirat : le premier réunit Jules César, Pompée et Cassius en -60 ; le second Octave, Marc Antoine et Lépide en -43 pour former une coalition contre les meurtriers de César.
  • On relit avec attention les détails de la bataille d’Actium en -31 qui opposa les forces d’Octave contre Marc Antoine et Cléopâtre, et signa la fin de la guerre civile, la fin de la République (-27 est la date officielle), et la victoire d’Octave qui s’empara seul du pouvoir.

2) Une aubaine pour connaître le régime augustéen sur le bout des doigts

  • On décerne à Octave le titre d’Augustus, qui signifie « consacré, vénérable ». Si, officiellement, il n’est que le Princeps senatus, ou « Premier du Sénat », les charges qu’il cumule lui donnent tous les pouvoirs. Ce nouveau régime politique se met en place sous un nom qui cache sa vraie nature d’empire : le principat.
  • Pour asseoir son autorité, Auguste devient un vrai roi de la comm’ ! : il s’appuie sur la diffusion à grande échelle d’une imagerie officielle codifiée, qui définit la manière dont il sera connu des habitants de l’Empire. Son image et celles des membres de la famille impériale circulent sous forme de portraits, notamment sur les monnaies, mais aussi à travers les monuments dressés en son honneur et le développement des arts somptuaires.
  • À travers de grands aménagements urbains, Auguste transforme le centre de Rome ; sur le plan religieux, il rénove notamment bon nombre de temples ; une formule célèbre le caractérise, alors qu’il se vantait, en parlant de Rome, de l’avoir « trouvée de brique et laissée de marbre ». Toutefois, à titre personnel, Auguste se tient à l’écart de toute magnificence architecturale, modeste, attaché aux traditions, pieux et dévoué envers la Patrie ; force est de constater que son programme monumental est un des outils principaux de sa politique.
  • Le règne d’Auguste rassemble les conditions nécessaires à l’épanouissement des arts : l’Empire est en paix, et ses habitants vivent dans une relative prospérité. La diffusion d’un nouveau langage artistique de tradition grecque apparaît.
  • Le contexte de paix favorise également l’enrichissement d’une partie de la population, perceptible dans le mobilier et les objets domestiques des habitations et des tombes. Des statuettes des dieux Lares sont exposées, qui nous plongent dans le souvenir de nos livres de latin…
  • Auguste ajoute de nouveaux territoires à l’Empire romain, mais il s’attache surtout à stabiliser les frontières. Il veut poser les fondements d’une ère de prospérité, après les années troubles de la fin de la République. En 27 avant J.-C., l’établissement du principat réorganise l’administration de l’Empire. On le divise en une quarantaine de provinces.

3) Un bon plan pour découvrir les potins de l’époque

  • Selon Suétone, Auguste était « d’une rare beauté et garda son charme tout le long de sa vie »… Muni de ces feux, Auguste fait des ravages auprès de ces dames et ne connaît pas moins de trois mariages ! Il épouse Clodia Pulchra en premières noces. Ils n’ont pas d’enfants et se séparent en 40 av. J.-C. Il épouse Scribonia la même année en deuxièmes noces et a une fille de cette union : Julia l’Aînée. Finalement, en troisièmes noces, il épouse en 38 av. J.-C. Livia Drusilla dont il n’a pas d’enfants. Auguste adopte par ailleurs quatre enfants : Lucius Julius Caesar Vipsanianus, Caius Julius Caesar Vipsanianus et Agrippa Postumus, ses petit-fils, fils de Marcus Vipsanius Agrippa et de Julia l’Aînée ; il adopte également Tibère, fils de Tiberius Néron et de Livia Drusilla, sa troisième épouse.
  • Malgré tous ses grands accomplissements, Auguste connaît donc un problème d’héritier mâle. Ses petits enfants connaissent tous un destin tragique, et, sans enfant de sa troisième épouse Livie, il se résout, à la fin de sa vie, à adopter le premier fils de cette dernière, Tibère, afin que ce dernier lui succède.
  • Le Princeps lui-même avait prévu ses funérailles de longue date. La procession tient plus du triomphe que du cortège funèbre. L’urne est installée dans un mausolée, qu’il avait fait construire quarante ans plus tôt. Le Sénat approuve l’apothéose du Princeps, qui l’élève au rang de dieu. Il reçoit alors le titre de divus et fait l’objet d’un culte officiel. Livie reçoit la responsabilité de ce culte, dont elle devient prêtresse. Elle est aussi adoptée par Auguste comme sa fille et reçoit le nom de Julia Augusta. Auguste désigne Tibère et Livie comme successeurs, ce que personne ne songe à contester. Il s’agit sans doute du plus grand succès d’Auguste, qui a su modifier lentement les mentalités pour installer à sa suite un régime politique pérenne.
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