6 décembre 2018 Arts du cirque

Dernière roulade et révérence du Cirque Plume

Le Cirque Plume présente La Dernière Saison, ultime spectacle d’une aventure artistique née en 1984 à Besançon.
Bernard Kudlak et sa bande signent un opus poétique et burlesque qui rassemble toutes les marques de fabrique de cette compagnie ambassadrice du pays du Doubs : qualité et simplicité, humour et poésie, ode à la nature.

À la Villette, Paris
Du 26 septembre au 30 décembre 2018

© LoLL Willems

Poème scénique.
Dès le premier tableau, les éléments naturels plongent la scène dans une ambiance de Songe d’une nuit d’été : branches d’arbre suspendues dans les airs, sol jonché de feuilles, lumière bleu nuit. Des créatures sylvestres, tels des elfes shakespeariens, traversent cette forêt magique.
C’est l’automne, qui annonce la fin de l’année, et positionne d’emblée le spectacle sur le ton de la mélancolie.
Des musiciens accompagnent chaque strophe de ce poème d’adieu, et alternent des airs de fanfare tristes ou gais, égrenant les saisons.

© Yves Pet

S’émerveiller de tout.
Telle une lune bienveillante, le premier numéro de cerceau illumine la scène nocturne. Les performances des acrobates sont absolument impressionnantes : mat chinois, contorsions, fil de fer parallèles, et les mises en scène féériques ; mais les interventions des clowns potaches nous rappellent qu’il faut savoir rire de tout et ne jamais oublier les fondamentaux : une bonne roulade n’est pas si simple à exécuter.
Des chorégraphies primitives remontent ainsi aux origines de l’humanité. Les percussionnistes utilisent les ventres des clowns pour jouer de la musique, un artiste jongle avec des plumes… La magie du Cirque Plume consiste à nous faire nous émerveiller de tout en créant des images poétiques avec des matériaux simples.

© Caro dans le métro

Comme une bouteille à la mer…
L’acrobatie, la dérision, la poésie, mais aussi la politique animent cette Dernière Saison. Lors d’une des dernières scènes, le plateau est transformé en océan et envahi d’une tempête de sacs en plastique, ramassés ensuite par les artistes, comme ils ramassaient les feuilles mortes un peu plus tôt. Un dernier message écologique de Bernard Kudlak, qui appelle le spectateur à la prise de conscience et à l’action.

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